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Ciel de Case
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22 février 2021

Histoires sans paroles

Veau

Attitude typique du faon qui cherche à passer inaperçu, parce qu'il ne cherchait pas à dormir mais bien à se cacher. Il ne doit pas savoir qu'il est blanc.

Ces zébus qui vivent à l'extérieur toute l'année retrouvent des comportements naturels instinctifs d'animaux sauvages. Bovidés et Cervidés sont apparentés.

Veau

Pas d'âge et déjà bagué.

Comme je continue de le fixer, méfiant, il se lève et va rejoindre sa mère qui paît à 150m dans une autre parcelle.

Pouliche

Groupe

Pouliche

Pouliche

Pouliche qui colle aux basques du mâle gris.

Pouliche

Sa robe rouanne / rouannée s'éclaircira probablement en gris d'ici 2 à 3 ans.

Zébu - Mâle reproducteur

Mâle reproducteur aux cornes soigneusement raccourcies. Il semble d'un naturel placide, mais quand les hormones titillent, attention. Les autres taureaux du cheptel sont tous totalement écornés.

Zébu - Mâle reproducteur

Zébu - Mâle reproducteur

Pouliche et veau

Le même veau que sur les premières photos. La pouliche le flaire gentiment. Ca dérange le veau qui se lève et va rejoindre d'autres veaux couchés plus loin. Pas commode celui-là.

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7 décembre 2020

Un arrêté ministériel protège désormais les Amphibiens et Reptiles guyanais

Tout est présenté par Maël Dewynter dans l'article du 5 décembre sur Faune-Guyane :

Actualités - www.faune-guyane.fr

Amphibiens et reptiles de Guyane sous protection La Guyane, territoire français d'Amazonie, abrite une faune herpétologique terrestre particulièrement diverse. Actuellement, 124 espèces d'amphibiens (dont 115 anoures et 9 gymnophiones) et 161 espèces de reptiles (44 lézards, 3 amphisbènes, 99 serpents, 11 tortues terrestres et 4 caïmans) y sont répertoriées.

https://www.faune-guyane.fr
29 janvier 2021

Le Maestro à l'oeuvre ;) Ci-dessous, les clichés

Avec Frank Deschandol et Nicolas Lamothe

Le Maestro à l'oeuvre ;)

Ci-dessous, les clichés de son séjour :

 

Corallus caninus (French Guiana)

 

Nico et Frank

Les photos de Nicolas :

 

Guyane Herping 2021

French guiana trip 2021 with frank Deschandol.

https://live-fts.flickr.com

 

Corallus hortulanus - Nouveau-né

Un grage tout perlé de pluie.

2 Phyllomedusa bicolor - un "bok" tonitruant.

Les coussous en pleine floraison depuis quelques temps.

Période de pleine Lune oblige, rincée sur rincée toute la nuit, et la journée du lendemain.

La tempête Justine sur les côtes atlantiques.

 

3 juillet 2020

"ton univers impitoyable, glorifie la loi du plus fort"

 

Bradypus_tridactylus

 

Les cris de détresse presque déchirants d'un mâle aï se faisant rosser par un autre. C'était tellement incongru que ça m'a fait sourire malgré moi. Je n'ai assisté qu'à la toute fin de l'histoire : le paresseux vaincu s'est très habilement dégagé en dégringolant de 2m, a ensuite contourné son assaillant qui essayait encore de le crocheter - course poursuite haletante dans les racines aériennes ! - est remonté et s'est réfugié sur le bout d'une branche nue, s'est isolé en se mettant en boule. C'est là que l'autre a renoncé à le pourchasser et s'est tenu glorieux et guettant (photo).

 

Bradypus tridactylus

"Appelez-moi Rocky le Terrible !" :)

J'avais tout d'abord vu un premier paresseux - un mâle, sur une branche maîtresse, dans une posture d'écoute attentive : il tendait l'oreille, regard braqué vers l'autre côté du chemin. Comme ces bestiaux-là ne semblent jamais concernés par rien, j'ai compris que ces cris ne pouvaient être que ceux d'un autre paresseux, ce qui m'a fait traverser le marigot vraiment croupi et remuer les moustiques, puis enjamber les balourous affaissés. A mon retour au bout d'une dizaine de minutes, le premier paresseux était introuvable.

26 octobre 2020

3h à l'ombre

Rivière de Kaw

2 podocnémides de Cayenne passent en pleine eau, portées par le courant de marée montante. Elles laissent affleurer leurs yeux et leurs narines. Discrètes, elles semblent des feuilles, ou des bouts de bois.

J'admire ici, plus que n'importe où ailleurs, ces adaptations qui donnent l'occasion d'exister sans être remarqué. La discrétion, première des vertus ?

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Stéphanie pilote comme une cheffe.

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17 août 2020

Le même individu que celui du 8 juin. Trouvé à

Sibon

Le même individu que celui du 8 juin. Trouvé à 300m de la première fois. Heureuse de l'avoir revu. Puisqu'on est d/amenés à se croiser, je le baptise Herman(n). A lui de choisir entre Hesse et Melville. Je me pose la question : l'habitat qui lui semble favorable est restreint à une étroite bande arbustive, est-il prisonnier de cette petite parcelle morcelée, ou pas ? C'est toutefois le 2nd que je croise dans un périmètre de 800m2. Y'a d'l'espoir.

Dendropsophus_walfordi___Scinax_boesemani

25 juillet 2020

Tricarde, et tant pis

Pionus fuscus

Les yeux si intelligents et doux des perroquets.

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A 14h30 : 5 pakiras - Pecari tajacu - Pécaris à collier blanc ! Ca commence par un départ en trombe des deux individus de tête, bien avant que je ne sois sur eux ou que je puisse les distinguer. Une observation brève, mais ils s'arrêtent. L'un des deux en tête s'est un instant tourné vers les 3 retardataires. Il était de profil, a redressé un peu la tête et m'a regardé de son oeil vif, et sans beaucoup d'aménité. Je n'ai vu distinctement que celui-là,  les autres sont passés comme des ombres. Ils sont tous partis en grognant ou grondant quand j'ai pointé l'appareil photo sur eux. Je craignais un peu que l'un d'eux n'ait l'idée de me charger, ce qui ne leur a sans doute pas traversé l'esprit, mais je prévoyais déjà de grimper dans le chablis le plus proche. Pas de photo aussi à cause du sous-bois trop encombré de lianes et des feuilles sèches et pendantes de balourous, mais mes rétines ont imprimé un souvenir inaltérable, et c'est déjà énorme.

Le pakira est un beau modèle de cochon : petit, ramassé, petite tête expressive, racée, croupe bien ronde, ensemble énergique et vigoureux. Poil gris anthracite brillant.

J'avais déjà Tayassu pecari, croisé en 2013, mais très heureuse d'ajouter cette nouvelle espèce à ma liste Mammifères ! :) eux, ils me plaisent beaucoup ! mes deux arrière-grands-pères garde-chasse auraient eu sans doute bien des histoires à me raconter sur Sus scrofa en forêt rennaise et ardennaise. Et Phacochoerus africanus fait partie de mon Panthéon animalier depuis l'enfance.

 

Quelques termes employés pour désigner le sanglier et son comportement :

Le "gibier noir", la "bête noire", "la bête mordante", le "bellâtre", la "bête rousse", la "bête rayée" - et tous les autres termes relatifs à l'âge des mâles, les "mirettes" sont les yeux, le "boutoir", les "broches, dagues, crochets", les "onglons", les "pinces", la "bauge", la "souille", le "chaudron", la "reposée", la "coulée", "draille", ou "goule", "frouiller", "frougner", "grommeler" : verbes désignant les sons émis dans la gorge, le "rouf" émis pour un départ en trombe, "fouger", "nasiller", "vermiller" : action de fouiller la terre... Le vocabulaire est très riche et précis ou imagé, il témoigne d'observations séculaires, millénaires et des connaissances empiriques des chasseurs côtoyant l'animal depuis que le monde est monde.

24 juillet 2020

"The place to be"

Lipaugus_vociferans

(Piauhau hurleur / Oiseau sentinelle / Paypayo) - avec, sur la fin en arrière-plan, le "tétéma-coq-de bois".

Lipaugus vociferans

Et puis vus : pics mordorés (le couple), motmots houtouc, manakin à tête d'or, cotinga ouette (mâle), guit-guit céruléen, sucrier à ventre jaune, guit-guit émeraude, manakins à front blanc, dryade à queue fourchue mâle...

Nyctipolus nigescens

Marrants avec leurs narines tubulaires ;)

Orthemis biolleyi - femelle

La veille au soir, mon premier meunier : Thysania agrippina.

Une sortie avec Roland, que je remercie pour ses conseils et ses enseignements ;)

16 mars 2020

Et de 91 - soit une moyenne de 26 par an

Corallus hortulanus - femelle

Voici Marguerite de Crayencour, "Margot" pour les intimes. J'ai décidé de donner un nom d'artiste aux animaux qui m'inspireront. 

...

Et ce privilège sur Guatemala de voir dans la même fin de soirée un coendou se ravitailler, les traces d'une loutre néotropicale conduisant à la crique, un unau ramassé en boule pour dormir et une effraie sur un piquet de pâture.

Lontra longicaudis

 

Bonne trêve à la biodiversité.

14 février 2020

2 sur la même soirée, pas bon pour le karma ;)

Corallus caninus

Ancrage parfait.

Corallus caninus

Posture d'attente "active" ou l'agachon (technique propre aux chasseurs sous-marins) du boa émeraude.

Corallus caninus

Dérangé, il a grimpé en hauteur.

Corallus caninus

Le deuxième, tout aussi bien arrimé, et lui aussi embusqué. Il s'est mis en mouvement dès qu'il a été éclairé.

Corallus caninus

A conditions exceptionnelles, rencontres exceptionnelles ? Les 2-3 jours un peu humides au milieu de mois archi secs les ont sans doute encouragés à se mettre en chasse.

Non pas 1, mais 2 boas canins ! Le premier vu à 23h15, quitté à 23h25, le second vu à 23h39. Etaient donc séparés d'environ 2,5km. Pas vraiment accessibles : le premier, probablement un (jeune) adulte d'environ 80cm, bien qu'à hauteur d'yeux dans les lianes, surplombait un fossé.  Le second un peu plus grand, était plus haut et au pied de son arbre, des buissons de Mélastomatacées. Avec un scan d'un seul bord de route, côté conducteur.

Ce qui fait 3 boas canins vus depuis fin septembre dans ce secteur.

+ Micrurus surinamensis subadulte

4 janvier 2020

Sur la retenue du barrage de Petit Saut - The watermaze

Lac de Petit Saut

Lac de Petit Saut

"La pluie est traversière, elle bat de grain en grain / Et par manque de brise, le temps s'immobilise / Le coeur est voyageur, l'avenir est au hasard" Jacques Brel, "Les Marquises"

 

Lac de Petit Saut

Lac de Petit Saut

Lac de Petit Saut

Lac de Petit Saut

Lac de Petit Saut

Lac de Petit Saut

Lac de Petit Saut

Stéphanie

La fée, pêchant.

Lac de Petit Saut

Au milieu du labyrinthe, malgré les troncs très dégradés, étiolés, voire effondrés en surface, on peut encore lire le "vrai" chenal, soit le cours que le fleuve empruntait avant la mise en eau du barrage. Et c'est saisissant.

 

31 janvier 2020

Prémices

Boana_boans

Ambiance en forêt

Phyllomedusa bicolor

Une première pour moi : un amplexus de rainettes singes ! - tandem au diapason

Chut, ne pas déranger : rapide éclairage indirect, flash minimum et 2 photos pour en assurer une correcte, et rattrapage de la luminosité lors du post-traitement sommaire.

Phyllomedusa bicolor

Je les ai finalement retrouvées :) moins accessibles, sur d'autres mares, mais toujours fidèles à leur layon.

On les croirait en massepain ou en pâte à sucre.

Heliconius erato erato fuliginosa (?)

+ une colombe à front gris couvant.

Il fait bien trop sec, pour la seconde année consécutive. Seconde année de disette donc, qui sera forcément plus difficile à supporter que la première. Ce soir, à peine une bruine éphémère. Les serpents, et bien d'autres groupes, s'économisent et fonctionnent au ralenti, en attendant des périodes plus propices.

7 septembre 2019

J'ai rencontré la Panthère rose #Puma concolor

Sur le chemin du retour. 2 grands ronds d'un blanc intense en bordure de layon, à hauteur de l'herbe. Il est là, tapi, mais je ne comprends pas ce que j'ai sous les yeux. Ma lampe éclaire mal depuis une demi-heure déjà. J'ai pour habitude de ne jamais fixer trop longtemps un animal, dans l'espoir de m'en approcher le plus possible. Je regarde ailleurs, sur le côté, dans les feuillages plus en hauteur, m'arrête, et je reviens aux yeux. Je me suis rapprochée, mais je ne distingue toujours rien. A aucun moment je n'imagine un fauve, c'est trop bas, trop près du sol, au ras du sol. A aucun moment je n'imagine un fauve alors qu'à chaque sortie j'ai une petite appréhension : Et si ça arrivait ? Et si ça m'arrivait cette fois-ci ?  Si, j'imagine deux engoulevents, et pourtant pas de lueurs rouges comme dans les yeux des engoulevents. Je n'imagine rien, je n'imagine pas. Pas d'image mentale. Rien, le vide. Pas d'idée. Pas spécialement curieuse ou intéressée. Un pac ? Non, les yeux seraient rouges aussi. Tête vide. Ventre vide. Je n'attends rien. Je marche, je fredonne un truc malgré mon mal de gorge, ma voix éraillée. Je suis fatiguée. Les sphères d'un blanc brillant dans la torche me fixent, sans jamais ciller, sans jamais se détourner. "Grand-Mère, que vous avez de grands yeux !" Je suis proche maintenant, suffisamment pour distinguer la tête ronde et la couleur du pelage, à 4-5m ? à peine. Démasqué, enfin ! J'ai sans doute écarquillé les yeux, et le regard qu'il me jette, lui, pupilles entièrement dilatées dans le noir ! Il sait que je sais, et il se lève dans un sursaut réflexe de chat surpris et prend la tangente. C'est précisément à ce moment-là, juste avant que je ne comprenne, que s'il avait fallu que tout bascule, ça aurait basculé : si j'avais continué à me comporter comme un être inconscient du danger, ou si j'avais marqué une pause quand je l'ai eu enfin identifié, si j'avais hésité un bref instant au lieu de poursuivre ma route, peut-être m'aurait-il sauté dessus ? Là, il m'a précédée sur le layon en trottinant et prend un peu d'avance. Un animal très "slim". Vraiment la Panthère rose.  J'ai conservé mon allure tranquille, bien que les 3 premiers pas m'aient coûté, et sans émettre un son, rassurée qu'il soit devant moi, j'ai même pensé tenter une image comme preuve matérielle, j'ai envie de presser le pas pour me rapprocher et prendre une photo, mes réglages flash pour la photo macro, de toute façon trop faibles et pas le temps de bidouiller les isos, la pdc et la puissance du flash. Mais il fait volte-face, et revient vers moi. Je n'ai pas changé d'allure, lui non plus, nous sommes face-à-face du même côté du layon. Je vois dans ses yeux des lueurs briller par intermittence avec l'éclat de la torche, je distingue sa silhouette mouvante qui se dilue dans l'obscurité, sa robe qui moire, ses pas. Il me fixe encore. Mais que c'est rapide ! Il marche sur moi, et moi sur lui. Ca se joue en secondes, à peine. 2nd moment où peut-être ça aurait pu basculer : si je n'avais pas continué dans une attitude qui se voulait imperturbable, bien que mes 4-5 pas se soient sans doute faits hésitants, que ce serait-il passé ? Quand on s'est retrouvés à 5-6m l'un de l'autre, peut-être à moins de 4m, quand il n'y avait plus d'espace pour personne, il glisse dans le sous-bois par une trouée, sans doute un passage qu'il emprunte régulièrement. Et je ne l'ai pas suivi des yeux. Drôle de comportement ambigu, à la fois assuré et furtif, à la fois décidé et fuyant, curieusement équivoque.

Tout s'est passé dans le silence le plus absolu, hormis pour le bruit discret de mes pas dans les gravillons de latérite et le sable grossier, et dans la pénombre. Pas le moindre craquement, pas le moindre bruissement en sous-bois. Une apparition. Je regarde ma montre : 22h35. Sans cesser de marcher, en continuant de regarder droit devant, j'ai sorti de ma poche ma torche d'appoint, une ridicule torche crayon à une pile AA, longue comme l'index, qui n'émet qu'un filet de lumière (en photo plus bas) depuis qu'une pile a fondu à l'intérieur, tourné ma frontale de sorte qu'elle éclaire derrière moi. Je me suis interdit de jeter des coups d'oeil en arrière, mais je l'ai fait, une fois, deux fois, me suis redressée, écartant les épaules, respiration abdominale, ai gardé mon allure, écoutant, jetant de temps en temps des coups d'oeil à la forêt à ma droite. Tendant l'oreille constamment, il me semblait qu'elle se dilatait pour mieux intercepter le moindre signe. Je n'avais rien dans mon sac : ma bouteille d'eau, mes clés de voiture, mes batteries de secours, un chiffon pour essuyer mon objectif. Au bout d'un quart d'heure, j'ai changé dans l'obscurité les batteries de ma frontale quasi éteinte, l'ai replacée bien haut derrière ma tête. Pour me donner une contenance, j'ai ramassé un gros caillou sur le sentier, et l'ai gardé dans ma poche, j'ai pris un bâton que j'ai tenu un peu comme la houlette d'un berger. Ca ne m'aurait probablement servi à rien, le bâton était pourri, et je ne voulais pas ralentir. Des engoulevents sont venus voleter face à moi, un peu plus haut, en poussant quelques notes mélancoliques. Ils font rarement ça, d'habitude ils fuient et s'écartent. Pourquoi venaient-ils jusqu'à moi les ailes en croix, un peu façon Saint-Esprit du faucon crécerelle, leurs yeux rougeâtres dans la torche, si ce n'est pour me narguer ? Ils étaient posés derrière le puma, c'est comme s'ils m'avaient leurrée. Je n'ai pas aimé, vague sentiment de malaise, assez désagréable. Je voulais rentrer. J'ai retrouvé ma voiture et claqué la portière à 23h05.

Une belle alerte.

J'ai toujours pensé que si un jour une telle rencontre devait se produire, mes jambes ne me porteraient pas.  Mais j'ai gardé une apparente assurance, et tout s'est déroulé le plus naturellement du monde. Cependant je n'oublierai jamais que durant une, deux minutes, peut-être sans doute plus, un puma est resté couché, mufle au ras de l'herbe, à m'observer avancer sur lui, sans jamais me quitter du regard, alors que je ne me doutais de rien, trop accaparée par ma mauvaise grippe qui me laisse la tête vide et flottante, et que ce n'est qu'au tout dernier moment qu'il s'est écarté. Si nous nous sommes retrouvés si proches, s'il est resté à m'observer en partie à découvert, c'est que ma torche n'éclairait quasi plus. Je n'oublierai jamais la brillance si particulière de ses yeux, et leur dangereuse intensité. Je n'oublierai jamais qu'il est revenu sur moi. Je n'oublierai jamais les lueurs dans son regard, sans doute chargées d'autant d'interrogations que dans mes yeux à moi, sans doute des mêmes que moi, dans leur version inversée ? Je n'oublierai jamais que tout aurait pu arriver, et que c'est là que tout un tas de questions viennent à l'esprit tandis qu'on s'oblige à marcher droit devant, d'un pas retenu mais égal - surtout ne jamais se dérober. Mais surtout surtout, qu'est-ce qui lui est passé par la tête à lui, surtout sur ces quelques mètres où l'on s'est fait face, avant qu'il ne me laisse finalement le layon ?

J'avais pressenti que ça m'arriverait sur ce layon précis. Une espèce de crainte diffuse. Peut-être était-il déjà présent lors de balades antérieures, dissimulé et m'observant. Je me disais toujours, en me moquant un peu de moi-même : "Il y en a forcément un planqué pas loin, tous les 3 arbres, qui me surplombe un peu..."

Une rencontre qui m'en a rappelé d'autres, où l'esbrouffe sert de sauf-conduit face aux prédateurs.

Et ma frontale a joué en ma faveur : un Cyclope bien debout dont l'oeil émet sa propre lumière dans la nuit totale, ça se respecte, forcément ;)

 

Marine Perrier

 

Dessin de Stéphanie (17/08/2019) - avec le pantalon deux tailles trop grand, pour plus d'aisance de mouvement ;)

Fenix

 

Je conserve ce message de ma soeur, comme une médaille pieuse protectrice : "Marine ne finira jamais en pâtée pour fauves, son mana la protège, les animaux le sentent !"

Et ces mots de Julien : "Poignant. Les lignes courent comme une grosse goutte de sueur froide le long de l'échine, les mots se cognent à l'aveugle, essoufflés, le rythme haletant d'une narratrice qui n'invente rien, qui vit, là, tout de suite, qui se dépêche de se mettre à l'abri sur une feuille de papier."

---

Et a priori aucun accident sur un adulte mettant en cause un puma n'a été rapporté en Guyane où la chasse c'est "culture et traditions, passe-temps et source de revenus". Le puma redoute l'homme qu'il côtoie depuis toujours. Il fuit d'instinct et sans demander son reste, après avoir en curieux - et parfois en inquiet - observé le marcheur. # Tig rouj. N'empêche.

En langue quichua (Pérou) le mot "puma" signifie "prédateur" ou "jaguar". Cf. Eduardo Kohn, Comment pensent les forêts (2017)

#tigre poltron (chez les Algonquins (?) )

31 août 2019

Banalement #Leopardus wiedii

Mastigodryas boddaerti - adulteUne lune énorme, un croissant à peine perceptible.

Oxybelis aeneus - juvénile

Pseudophasma phtisica

Et l'on se prend à rêver Bitis gabonica ou nasicornis, ou encore python réticulé, quand on a à peine vu dans de bonnes conditions la moitié des serpents guyanais, et jamais ni Oxyrhopus petolarius, ni Erythrolamprus miliaris, ni Thalesius viridis et tant d'autres.

...

A 23h30 traverse un chat margay - Leopardus wiedii -, qui s'arrête en bordure de route, tourne la tête en direction des phares, et s'éclipse ;) Mon 1er de visu. Un animal plutôt élancé et gracile, des taches nombreuses étirées et serrées, très cernées de noir, petite tête sur un cou mince, de grands yeux, un peu l'allure de la genette dans son déplacement pressé.

 ...

Abattis : gagner un champ sur la forêt. Délimiter une parcelle. Abattre les arbres. Laisser sécher pendant la saison sèche. Brûler quand il est trop compliqué de débarder. Ou débarder ce qui est débardable et brûler.  Planter.

Brûlis, "écobuage", la purification par le feu. Il est une tradition bien ancrée au Brésil et dans les Guyanes qui consiste pendant la saison sèche à faire "place nette" dans les champs. On met le feu, brûlant toutes les herbes sèches, repoussant ou éliminant si possible les indésirables : araignées, serpents, scorpions et consorts. On en profite pour débusquer les iguanes verts et leurs oeufs, qu'on préparera en fricassée. On prétend encore que le feu permet d'amender les sols trop pauvres. Chaque année l'opération est répétée. Les sols brûlent 2,3,4 fois dans la saison, de manière parfois "spontanée" :  il suffit d'une canette jetée, d'une bouteille de bière etc. Les savanes encore sauvages s'apauvrissent : disparition progressive des orchidées terrestres inféodées à ces milieux particuliers, et bien d'autres herbacées et le cortège des arthropodes qui leur sont associés.

...

A lire ou à relire, le chapitre : "La déforestation et le dessèchement des forêts", par Tanguy Deville dans son ouvrage Les Oiseaux de Guyane, 2018 aux éditions Biotope. Il explique que la fragmentation de la forêt entraîne son dessèchement ainsi qu'une chute de la biodiversité. Une simple piste au milieu de la forêt a une incidence et déséquilibre le milieu.  Quand la forêt est morcelée, la biodiversité perturbée se modifie et se simplifie.

...

Une forêt fragilisée résiste moins bien aux départs de feu, d'autant que les broussailles adventices (herbes sabres etc) servent de combustible de démarrage.

Aujourd'hui, quand on regarde une carte, on constate que la forêt brésilienne n'existe plus que par reliquats misérables, bientôt peut-être entièrement anéantis par ces incendies incontrôlés et attisés par le vent régulier et soutenu en période sèche.

Et la forêt guyanaise gangrenée par l'orpaillage illégal brésilien.

Mais de la forêt relativement épargnée s'étend encore au-dessus de la ligne d'équateur et jusqu'en Amérique centrale. Ce qui reste de l'Eldorado.

 

22 août 2018

"Entrer dans la forêt,

... c'est faire l'expérience d'une remontée concrète du temps, dans l'espace. Le corps avant l'esprit se souvient : "je suis chez moi ici", la mémoire du corps est sûre qui vous fait bête, proie ou prédateur, c'est-à-dire, sur le qui-vive. (...)

Crique Balata

La forêt a des yeux de loup. (...) L'avantage de l'amateur généraliste sur le spécialiste ou l'expert, c'est qu'il ne peut jamais se faire confiance, il doit toujours tout vérifier, il n'a aucune théorie à défendre, c'est un éternel débutant. Si, parfois, l'intuition peut être juste, elle est souvent farfelue."

Fabienne Raphoz, Parce que l'oiseau (Carnets d'été d'une ornithophile) - 2018 chez Biophilia

Crique Balata

Corydoras juvénile en attente d'identification

Corydoras (non identifié) juvénile

19 janvier 2018

Marche à l'ombre

 

Bothrops atrox

Sueurs froides : il n'a pas du tout aimé la torche dans les yeux, ni les éclairs de mon flash. Ca s'est joué à peu de chose qu'il ne m'attrape. Il s'est entièrement déployé à mon passage, gueule ouverte. Probablement une charge d'avertissement, mais très convaincante. Au retour, un peu tremblante, les jambes flageolantes, j'ai traversé dans le sous-bois, dans les palmiers épineux, pour ne pas risquer de le provoquer une seconde fois.

 

Bothrops atrox

Et celui-ci, "Epais comme un sandwich SNCF"

28 février 2021

Avec le 300, pas superflu. Et toujours ce ciel

Avec le 300, pas superflu. Et toujours ce ciel bouché et plombant.

Eulophia alta

Eulophia alta

Eulophia alta

Eulophia alta

Eulophia alta

Les Convolvulacées - Ipomoea tiliaceae (?) et une autre plante, s'agrippent aux hampes naissantes des orchidées, et finissent par les "étouffer" entièrement en quelques semaines, une fois la hampe en graine.

Eulophia alta

Eulophia alta

Eulophia alta

Eulophia alta

Eulophia alta

Eulophia alta

Lutte silencieuse. On voit Sagittaria lancifolia en fleur, à droite.

Eulophia alta

Le pourpre des fleurs a viré à l'orangé passé. Les fleurs sont fécondées, elles sont en train de se transformer. On voit nettement les ovaires* s'épaissir et s'allonger tandis que pétales et sépales se ferment. Ils* constitueront bientôt les gousses renfermant les graines.

 

Pour la flore guyanaise, le site de référence qui me permet mes identifications, tellement bien construit avec ses diverses entrées : par famille, par milieu, par nom scientifique, qu'on trouve très vite ce qu'on cherchait :

 

29 janvier 2021

Des années que j'espérais pouvoir un jour me faire plaisir comme ça !

Molothrus bonariensis

Une 50aine de vachers luisants qui s'ébrouent et se toilettent après les pluies de la nuit.

Buteogallus aequinoctialis - Immature

Elle a bâillé à plusieurs reprises.

Les 2 pieds dans la boue. J'ai cessé les photos quand mon bras gauche, supportant le poids de l'attirail lors des cadrages verticaux, s'est mis à trembloter. Soit 5mn de résistance. Je vais m'entraîner, quitte à avoir un bras type pince de crabe-violoniste ;)

Buteogallus aequinoctialis - Immature

Fidèle à ses perchoirs.

Coragyps atratus

Coragyps atratus

J'adore les urubus noirs, qui se déplacent toujours clopin-clopant, et leur dégaine pas possible. Vraiment sympathiques, et essentiels aussi !

Columbina talpacoti - Femelle

Madame

Columbina talpacoti - Mâle

Monsieur

Columbina talpacoti - Mâle

Busarellus nigricollis

Ce Tamron est un vrai couteau-suisse.

29 mai 2013

Une belle et grasse loutre adulte (Lontra

Une belle et grasse loutre adulte (Lontra longicaudis) a traversé devant moi, à moins de 2m. Stupéfaite, j'ai vu passer une bête très décidée, nez au sol, qui ondulait un peu comme une otarie. Elle ne m'a pas vue sur le coup, et, retournée dans l'eau, elle a voulu repasser dans l'autre sens (par dessus une buse qui chassait l'eau à gros bouillons) et inciter son jeune à la suivre, mais elle m'a vue, s'est brutalement reculée, a ressorti la tête, s'est reculée à nouveau, a ressorti la tête avant de replonger dans le pripri sans oser retraverser. Je n'ai vu son loutron qu'après sa disparition : une jolie petite bête fluette qui se tenait près de la rive en pente douce, dans peu d'eau. Elle tendait haut un long cou mince pour me regarder bien en face, la tête légèrement reculée pour fuir plus vite, cachée encore plus près de moi que ne l'était sa mère. Elle était encadrée par un arceau de végétation. Pour moi qui la dominait de toute ma hauteur, impossible d'esquisser le moindre geste pour tenter de lui voler un portrait. Et pourtant, ce portrait, je le voyais déjà s'afficher sur l'écran LCD de mon APN... Je me suis contentée d'admirer cette jolie bestiole grisée, avec sa tête ronde très légèrement inclinée de côté (elle devait mal me voir avec la végétation), sa gueule carrée, un peu à l'image des chiots de boxers, ses grands yeux ronds et myopes et ses longues vibrisses frémissantes, hésitant entre suivre sa mère et sa curiosité de jeune loutre qui découvre le monde et tente d'identifier ce qui l'entoure, une attitude à la fois curieuse et digne, et puis elle a disparu d'un seul coup, comme sa mère. Extraordinaires instants, mais scrogneugneu que je regrette ! C'est l'occasion manquée qui me hantera toujours.

Un bout de photo pour authentifier la rencontre. Ici, l'adulte essayait de ressortir, et a reculé brutalement en renâclant brièvement, (bon sang, qu'est-ce que c'est vif et en alerte ! ) d'où le flou de bougé qui n'est donc pas seulement dû à une mise au point sur les feuilles.

Lontra longicaudis - une mère


Quand elles se croient seules, elles font beaucoup de bruit : plongeons bruyants (de gros plof !), roulent des mécaniques etc... Ce sont des reines ! Avant de les voir, j'ai entendu comme des gazouillis qui ressemblaient un peu aux cris qu'émettent les tamarins à mains dorées. En y réfléchissant, c'était peut-être le petit qui appelait sa mère. J'ai de nouveau entendu ces mêmes gazouillis en revenant sur mes pas après les avoir surprises, mais elles sont restées invisibles, cachées dans les moucou-moucou. C'est triste de voir les adultes si méfiants, ça rappelle que la pression de chasse est bien réelle.
Quand on se balade sur ses layons "fétiches", on n'oublie jamais que sur telle liane a sommeillé un boa, sur tel tronc couché était lové un grage, sur telle branche s'est posé un toucan ariel, à tel endroit a traversé une loutre, devant telle fourmilière a détalé un tatou, de tel tronc est descendu un paresseux, que de tel terrier sont sorties de jeunes mygales fraîchement écloses... Les layons se peuplent aussi du souvenir des rencontres, comme une toile ou une tapisserie que le promeneur enrichirait de détails supplémentaires au fil de ses balades.

18 septembre 2020

Layon qui croustille

Bothrops atrox

♀

Bothrops atrox

Il s'en est fallu de peu que je ne marche sur ce grand grage efflanqué arrêté au milieu d'un layon encombré de branchettes et de feuilles mortes. Et cette fois encore, alors que je tentais de repérer les oiseaux, une petite alerte m'a fait regarder à mes pieds : "luku-luku" ! Si les couleuvres se figent au milieu du chemin, on a l'impression que c'est parce que face au promeneur elles ne savent pas trop sur quelles ventrales danser, et après un temps, elles repartent dans un mouvement fluide et vif. Avec les grages c'est différent : aucune crainte, un peu de circonspection tout de même, et ils prennent le temps de te considérer avec cette suffisance propre à ceux qui se savent invulnérables. Je pense à une femelle qui aurait mis bas récemment. En pleine chasse. Un petit papillon blanc lui a effleuré la tête, elle a eu une réaction instantanée comme d'agacement, a braqué la tête sur moi. "Hé ho, c'est pas moi qui t'ai embêtée, hein !" Puis elle a longé le layon quelques temps, prudente, rusée, tête redressée.

12 septembre 2020

Au drap lumineux de Jef et Jérem' - entomologistes professionnels

Drap lumineuxF.7.1 - 1/100ème de sec - 320 isos

Vol de nuit - un drap tapissé recto/verso à 90% du même lépido.

Mante

Au royaume des virevoltes d'Obéron et de Titania, certains ne perdent pas le nord.

Tapinauchenius sp.

Elle a profité que tout baignait dans le noir pendant une coupure du groupe électrogène pour se rapprocher du drap.

Hetaira smaragdina (?)

Pelidnota laevessima cayennensis

Aganacris pseudosphex

Sauterelle mimétique des guêpes jusque dans ses déplacements, faits d'à-coups nerveux et saccadés.

Aganacris pseudosphex

Les guêpes sont souvent copiées : on verra un papillon imitant une guêpe-tatou, et ce névroptère rappelant une Apoica sp.  :

Mantopsis sp.

Rothschildia aurota aurota

Acrocinus longimanus - mâle

Jérémie à la manip'

Arctiidae

Arctiidae

Arctiidae

Eacles penelope

Il fait jour. Cris rouillés des amazones aourous. 

Rothschildia aurota aurota

2 individus attirés par les lumières et mis en sûreté au petit matin.

Rothschildia aurota aurota

Entre autre 5 Eacles imperialis cacicus, 6 ou 7 Titea tamerlan amazonensis, au moins 2 Citheronia hamifera hamifera et différentes espèces de sphinx.

Au drap lumineux

Trouvé au petit matin :

Ialyssus tuberculatus - mâle

Et cette mante feuille-morte :

Acanthops fuscifolia - mâle

Nuit blanche, poussières d'écailles, café, souvenirs du Wassoulou et madeleines Saint-Michel... chef-chef ! ;)

Un grand merci à Hervé S. pour l'identification du Rutelidae et de la sauterelle-guêpe !

6 juin 2020

15h15 - heure fatidique ? #Nasua nasua

Frondaison

Frondaison : "1. période de pousse des feuilles. 2. par extension, peut aussi désigner le feuillage."

Nasua nasua

L'éclaireuse est d'abord passée, à 40 pas environ, avançant même un peu dans ma direction. Mon débardeur orange pétant n'a pas semblé la rebuter. Puis 2 autres coatis roux (photo ci-dessus) ont traversé après elle, se suivant de près, puis un 4ème, et, se faisant un peu attendre, un dernier.

Nasua nasua

Sur la photo ci-dessous, le 2ème coati choisit de rejoindre le premier. Il suit la trace olfactive. Les autres rentreront à couvert par le plus court : droit devant. On dirait bien qu'il n'y a que des femelles.

Nasua nasua

Il n'y a rien à tenter dans ces cas-là. Juste s'arrêter, ouvrir grand les yeux, et profiter ;) Quand j'ai été sûre que toute la troupe soit bien passée, j'ai repris la marche, en tendant le cou pour jeter un coup d'oeil au passage.

Nasua nasua

C'est ainsi que je me suis retrouvée nez à truffe avec ce coati. Les photos sont à peine recadrées. Paramètres photo totalement loupés mode Av, f.7.1 et 1000 isos -1/3IL sans pare-soleil. Le rendu est dégueulasse. Il faudra que je reste à f.4 et monter à 2000 iso au moins. Et puis la luminosité en arrière-plan n'aide pas : c'est juste un cordon végétal, à peine une haie. Mieux vaut un temps nuageux et un sous-bois sombre. Elle m'a laissé faire 4 photos.

Ainsi agrippé à la branche, on remarque des pattes et des griffes très semblables à celles des martres.

Nasua nasua

Il fait sombre quand le couvert végétal est touffu, mais il y a des taches de lumière. Les contrastes sont ingérables.

Les 3 dernières de la troupe, dont l'individu perché, ont décidé de retraverser le sentier devant moi. Je n'ai entendu aucun cri, aucun son. Elles n'étaient pas inquiètes, juste un peu réservées et sur leurs gardes.

Il me semble que ce n'est que la 6ème fois que j'ai la chance d'en rencontrer. C'est une bestiole que je trouve passionnante à observer dans son comportement social. C'est toujours bref, mais c'est toujours ça de pris ! :)

...

Et puis un tyran féroce, curieux et attentif, au début de la balade.

Myiarchus ferox

Myiarchus ferox

Et un couple d'organistes téités.

26 mars 2020

Comme on n'a pas le cul sorti des ronces...

... parce que l'Armageddon planétaire tarde à s'abattre sur le continent sud-américain, qu'en Guyane on n'en est qu'à 30 cas, mais qu'il faudra, pour le voir disparaître, que la population mondiale y ait été exposé. Occupons-nous.

Stéphanie

Un Jeu de l'Oie revisité. Entamé hier. Elle devrait en avoir pour un petit moment, d'autant qu'Animal crossing prend l'avantage ;)

18 février 2020

Avec au programme : emmêlage des lignes dans les

Wapou

Wapou

Avec au programme : emmêlage des lignes dans les branches au-dessus de l'eau, démêlage des "perruques" quand le ferrage est loupé, et mise à  l'eau pour le décrochage des hameçons plantés dans les souches noyées - et c'est moi qui m'y colle, forcément ;) et, parfois, à l'occasion, au milieu de tout ça, un poisson ferré :) De quoi s'occuper.

Et cette fois, les piranhas ne mordent pas. Du fait des eaux boueuses ?

Prisopus piperinus - Immature

Un phasme "rare", probablement tombé des feuillages lorsque les pêcheurs s'y sont accroché.

28 novembre 2009

Erreur sur l'identification : Cyrtopodium...

En savane de sables blancs orch13

Durant la balade, je n'ai trouvé (totalement par hasard) que cette seule hampe florale. Est-ce une floraison précoce ou tardive ou normale, je n'en sais rien. Cette belle orchidée aux couleurs vives passe très facilement inaperçue au milieu des hautes herbes de savane.

Rencontrée dans la savane kouroucienne. Le guide précise aussi qu'elle a presque disparu à cause de son ramassage systématique par les promeneurs.

Il s'agit donc, non pas de C. punctatum (qui ne serait pas présent en Guyane française), mais de C. parviflorum.

 

 

 

 

 

 Merci à Rodolphe pour la correction d'identification !

Cyrtopodium parviflorum

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  • Après Bleu Banane. Carnet de terrain alimenté au gré de mes rencontres en Guyane française. Puissent la Terre et sa biodiversité survivre à notre folie. Bien qu'elles ne soient pas signées, toutes les photos présentées sur ce blog sont ma propriété.
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